Entre loyers qui flambent et salaires qui stagnent, vivre seul en milieu urbain relève souvent du parcours du combattant. Dans les grandes métropoles, payer un appartement avec un seul revenu devient un vrai casse-tête. Résultat : stress financier, concessions sur le confort, colocations forcées… et parfois même retour chez les parents. Glamour, on repassera.
Pour mesurer cette réalité, le magazine The Economist a créé l’“indice Carrie Bradshaw”. Un nom inspiré de l’héroïne de Sex and the City, incarnée par Carrie Bradshaw, célèbre pour son appartement new-yorkais hors de prix. L’objectif : comparer les revenus moyens au coût du logement pour savoir si une personne seule peut s’en sortir sans y laisser son PEL.
Bruxelles, bonne élève européenne
Parmi 28 villes analysées, seules 8 sont jugées vraiment accessibles aux solos, et Bruxelles arrive en très bonne position. Selon une étude relayée par So Soir, la capitale belge décroche la quatrième place. Elle se classe juste derrière Bonn, Lyon et Berne, et devant Helsinki, Vienne, Luxembourg et Berlin.
À l’inverse, certaines métropoles sont devenues presque impraticables pour les célibataires. Dans les villes où le score est inférieur à 1, le loyer dépasse largement les 30 % recommandés du revenu. C’est le cas de Londres, Prague, Genève, Stockholm ou encore Lisbonne. Autant dire que vivre seul là-bas relève plus du sacrifice que du confort.
Un classement à relativiser
Cet indice reste un indicateur, pas une vérité absolue. Il repose sur des moyennes et ne prend pas en compte le coût global de la vie, les transports, l’alimentation ou les loisirs. Autrement dit : être “bien classé” ne garantit pas une vie easy. Le rapport souligne d’ailleurs une tendance inquiétante : vivre seul en grande ville devient chaque année un peu plus compliqué.
Source : Moustique
