Il aura suffi d'une souris aperçue dans la vitrine d'une chocolaterie pour faire ressurgir un sujet que certains commerçants bruxellois connaissent déjà très bien. La séquence, largement relayée sur TikTok, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux et relancé les discussions autour de la présence de rongeurs dans le centre historique de Bruxelles.
Car derrière l'image impeccable de la Grand-Place, la réalité serait nettement moins appétissante pour de nombreux établissements du quartier. Dans les rues où se succèdent chocolatiers, brasseries, gaufriers et restaurants, les souris seraient devenues des voisines particulièrement difficiles à déloger.
Les souris sont absolument partout
La lutte est d'ailleurs loin d'être symbolique. Entre les pièges, les produits répulsifs et les interventions de professionnels, la facture peut rapidement grimper. Selon le commerçant, cette bataille permanente contre les rongeurs lui coûterait environ 3 200 euros par an.
Le problème touche des établissements aux activités très différentes. Cafés, friteries, commerces alimentaires et boutiques de spécialités sucrées seraient tous susceptibles d'être concernés. Pas vraiment la concurrence que les commerçants avaient imaginée en ouvrant leur établissement.
Chocolat, sucre et graisse : un buffet à volonté pour les rongeurs
Il faut dire que le centre touristique de Bruxelles ressemble, vu à hauteur de souris, à un gigantesque restaurant ouvert en permanence. Chocolat, sucre, gaufres, huiles et autres produits alimentaires constituent forcément un environnement particulièrement attractif. Un commerçant interrogé dans le quartier rappelle également que les bâtiments anciens compliquent parfois la situation. Derrière les murs chargés d'histoire et les caves centenaires se cachent de nombreux recoins et passages susceptibles de faciliter la circulation des rongeurs.
Et si la présence de souris peut parfois être traitée avec une pointe d'humour, elle représente surtout une préoccupation sérieuse pour les professionnels de l'alimentation, qui doivent respecter des règles d'hygiène strictes. D'où cette course permanente pour empêcher les petits visiteurs de s'installer durablement.
La Ville de Bruxelles mise sur une réponse collective
Pour la Ville de Bruxelles, le problème ne pourra pas être réglé si chaque commerce agit isolément dans son coin. La présence de nourriture dans un quartier aussi dense favorise naturellement celle des rongeurs, et les efforts d'un établissement peuvent rapidement être réduits à néant si les bâtiments voisins restent touchés.
L'idée d'une action coordonnée apparaît donc comme une nécessité. Traiter un seul commerce sans s'attaquer au problème à l'échelle d'une rue ou d'un quartier revient finalement à jouer au chat et à la souris. Littéralement.
Source : RTBF
