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À Bruxelles, Philippe Geluck relance son projet de musée du Chat dans un sublime lieu historique

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Antoine Lebrun

Baptisé « Musée du Chat et de l’art rigolo », le futur lieu prendra ses quartiers à Ixelles, à quelques pas du Parlement européen. Exit donc l’hypercentre touristique envisagé au départ : c’est dans un bâtiment bruxellois du XIXe siècle que le célèbre félin devrait désormais avoir son propre royaume.

Classée au patrimoine et reconnaissable à sa façade décorée de céramiques polychromes, l’ancienne manufacture de porcelaine Demeuldre-Coché offre un décor pour le moins original à ce futur musée de Bruxelles. Le lieu est actuellement vide, mais Philippe Geluck imagine déjà un espace vivant, à proximité des musées et du quartier de Matongé.

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© visit.brussels - Jean-Paul Remy

2 300 m² dédiés à l’humour

Sur quelque 2 300 m², le Musée du Chat et de l’art rigolo ambitionne de montrer le personnage sous toutes ses coutures. Croquis, peintures, sculptures et autres déclinaisons permettront de replonger dans l’univers imaginé par Geluck depuis les années 1980, avec déjà 25 albums au compteur.

Le parcours ne se limitera toutefois pas au seul Chat : une partie du musée racontera aussi l’histoire de cet animal, de l’Égypte ancienne jusqu’à l’ère d’Internet. Des expositions temporaires viendront également mettre à l’honneur les grandes figures du dessin humoristique et de presse, avec notamment Sempé, Siné ou le Belge Kroll.

Un projet trois fois moins cher

Cette nouvelle version du musée repose sur une équation financière nettement plus légère, avec un investissement privé estimé à environ deux millions d’euros. C’est trois fois moins que le précédent projet imaginé avec la Région Bruxelles-Capitale, finalement abandonné après une succession de surcoûts et de retards.

Le chantier initial avait vu ses coûts d’aménagement grimper de 4,5 à 7 millions d’euros en dix ans, rendant le projet impossible à maintenir dans sa forme originale. Geluck repart donc aujourd’hui sur une base plus maîtrisée, avec un calendrier qui prévoit encore plus d’un an de travaux.


Source : Swissinfo.ch