Installée au cœur du célèbre cimetière de Laeken, la chapelle funéraire Coghen affiche aujourd’hui les marques du temps. Fissures, pierres abîmées, façades fragilisées et toiture dégradée : le petit édifice nécessite désormais une intervention d’envergure pour éviter que les dégâts ne s’aggravent. La Ville de Bruxelles a donc décidé de passer à l’action. Les travaux sont estimés à 350 000 euros, avec un financement régional couvrant 66 % de la facture. Le chantier doit commencer au printemps 2027 et s’annonce particulièrement minutieux.
Car cette chapelle n’est pas un simple monument funéraire. Elle appartient à la famille de Jacques André Coghen, premier ministre des Finances de la Belgique indépendante et bisaïeul de la reine Paola. Le bâtiment a par ailleurs été imaginé par Jean-Pierre Cluysenaar, architecte notamment connu pour les Galeries Royales Saint-Hubert.
Une restauration digne d’un puzzle géant
Le chantier va demander de démonter entièrement la chapelle avant de lui redonner vie. Chaque élément en pierre sera soigneusement identifié et numéroté, puis envoyé en atelier pour être nettoyé, réparé ou restauré avant de reprendre exactement sa place. Même opération pour l’une des pièces maîtresses du monument : le gisant en marbre de Carrare sculpté par Guillaume Geefs, figure majeure de la sculpture belge du XIXe siècle. L’œuvre sera elle aussi démontée avec précaution avant d’être réinstallée.
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Le monument a également été fragilisé par son environnement. Les racines de deux cyprès situés à proximité ont participé aux dégradations observées sur la chapelle et devront être retirées avant le remontage. Malgré cet état préoccupant, les fondations restent heureusement solides : elles avaient été examinées à la fin de l’année 2024.
Le cimetière de Laeken, un patrimoine à préserver
Pour la Ville de Bruxelles, cette restauration dépasse largement la simple remise en état d’une chapelle. Le cimetière de Laeken constitue l’un des sites patrimoniaux les plus singuliers de la capitale, avec ses monuments funéraires, ses sculptures et ses anciennes galeries souterraines.
Il s’agit surtout du plus ancien cimetière bruxellois encore en activité et du dernier cimetière paroissial de la ville. Restaurer ses monuments revient donc à préserver une véritable mémoire à ciel ouvert de Bruxelles.
Source : 21News
