Le ton est donné. À partir de lundi, Bruxelles va voir débarquer des soldats dans ses rues. Une annonce faite par Theo Francken, qui confirme un déploiement massif pouvant atteindre 200 militaires dans un premier temps. Objectif affiché : renforcer la sécurité dans certains points stratégiques de la capitale belge. Ce dispositif, prévu pour une durée de trois mois, pourrait ensuite être allégé avec un effectif réduit à environ 90 soldats. Une présence militaire qui s’inscrit dans une stratégie temporaire, mais clairement visible.
Si Bruxelles est en première ligne, elle n’est pas la seule. Anvers accueillera elle aussi des militaires dans ses rues. Et ce n’est probablement qu’un début puisque Liège pourrait suivre dans un second temps. Pour l’instant, le flou reste total sur les zones précises qui seront concernées. Les autorités n’ont pas encore communiqué ni le nombre exact de soldats par ville, ni les sites ciblés. Une discrétion qui alimente déjà les spéculations.
Un plan national qui dépasse Bruxelles
Derrière cette opération, un accord politique conclu au sommet de l’État. Bart De Wever, Annelies Verlinden et David Clarinval ont validé ensemble ce plan de sécurisation. Le dossier doit encore être officiellement approuvé, mais tout indique que le feu vert est imminent. Une coordination qui montre que le sujet est pris très au sérieux au plus haut niveau.
Voir des soldats patrouiller en pleine ville, ce n’est jamais anodin. Pour certains, c’est un signal rassurant dans un contexte sécuritaire tendu. Pour d’autres, cela pose forcément question sur l’évolution de l’espace public.
