Dans la capitale belge, la moustache ne se porte pas, elle se cultive… et se célèbre. Chaque année, le Comité de l'Ordre de la Moestasje de Bruxelles organise un concours aussi décalé qu’iconique : celui de la plus belle moustache. Et cette édition 2026 n’a pas dérogé à la règle. Devant un public de curieux et de touristes amusés, dix candidats se sont affrontés dans une ambiance bon enfant, fidèle à l’esprit bruxellois.
Jean-Claude, nouveau roi de la moustache
À 69 ans, Jean-Claude décroche le titre suprême après six années de travail… pile au poil. Face à une concurrence pourtant affûtée, ce “ketje de la rue” a su faire la différence. Sa moustache ? Une véritable signature, entretenue avec soin entre huiles, laques et techniques maison. En semaine, elle vit sa vie. Mais lors des grandes occasions, elle se discipline et se transforme en œuvre sculptée. Une rigueur qui paie, même si, entre deux frites et une bière, quelques imprévus viennent parfois s’inviter.
De Bruxelles à l’Asie, la moustache de Jean-Claude fait désormais le tour du monde. Dans les rues, il est devenu une attraction à lui seul. Les selfies s’enchaînent, les touristes adorent, et lui joue le jeu avec plaisir. Pas question de refuser une photo : la célébrité, même moustachue, se partage. Une popularité qui en dit long sur le charme de ces figures locales, à mi-chemin entre folklore et performance artistique.
Un concours entre tradition et autodérision
Derrière l’humour, ce rendez-vous célèbre un pan entier de l’identité bruxelloise. Créé en 2009, le concours de la plus belle moustache s’inscrit dans une tradition profondément ancrée : celle de la zwanze, cet humour typique de Bruxelles, à la fois absurde, tendre et irrésistiblement authentique. Organisé au pied du Manneken-Pis, symbole ultime de cet esprit, l’événement rappelle que la ville sait se prendre au sérieux… sans jamais vraiment se prendre au sérieux.
Source : RTBF
